
Gérées par l’ADMR dans le cadre d’une délégation de service public, les crèches de Vic et d’Andrest affichent une santé financière retrouvée. De quoi aborder sereinement les futurs investissements et l’échéance de 2027.
À ce titre, les crèches de Vic et d’Andrest sont gérées, depuis que la collectivité intercommunale, la communauté de communes Adour-Madiran, a confié leur gestion à l’ADMR par délégation de service public (DSP jusqu’au 31 décembre 2026, la CCAM devant lancer un nouveau marché qui deviendra effectif en 2027).
Une gestion et une délégation qui, malgré des épisodes à la fois d’incertitudes (par exemple l’épisode Covid) et de questionnements (caractère nouveau du type de service pour l’ADMR), ont pu se mettre en place grâce à des intervenants tels, bien entendu, les agents de la crèche, la fédération ADMR et la coordinatrice petite enfance Muriel Cassou ; une organisation qui a finalement donné satisfaction à la CCAM, au personnel et aux parents.
Dans les épreuves à surmonter, en 2024, une baisse de fréquentation importante était liée à la baisse de la natalité. Robert Médiamole, administrateur ADMR, délégué, indique : « Nous avons dû prendre des mesures pour en limiter l’impact financier », et ajoute le travail et la négociation conduits avec la CAF et la Protection maternelle et infantile, PMI, sur une baisse de l’agrément qui était de 35 « berceaux », ramené à 30. Élément important car la subvention de Prestation de Service Unique (PSU), aide que versent les caisses d’allocations familiales (CAF), s’appuie sur un taux de remplissage (berceaux agréés/nombre d’enfants facturés). Et de préciser qu’un poste a été supprimé (sans recours à un licenciement mais par départ volontaire). Depuis 2025, l’effectif s’est stabilisé autour de 30, donnant un bon taux de remplissage qui a permis d’obtenir une PSU plus importante qu’en 2024.
Exercice en excédent
Ceci, rajouté à une revalorisation de la participation communautaire et à des produits exceptionnels des années précédentes, fait que « l’exercice de l’année a présenté un excédent important qui a permis de rembourser les avances qui avaient été faites par le budget du service d’aide à domicile ». Des résultats qui, pour 2026, permettent de renouveler du matériel de la crèche et de créer un demi-poste supplémentaire d’assistante d’éveil, ce qui portera l’effectif à 12,5 agents.
Services
À noter aussi que, depuis 2024, les repas de la crèche sont faits sur place par un cuisinier employé par la CCAM. Les repas sont ensuite portés en liaison chaude vers les Établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE), qui regroupent les crèches, les micro-crèches, les haltes-garderies, les jardins d’enfants et les établissements réalisant du multi-accueil, de Maubourguet, Andrest et Tostat.
S’il fallait retenir un volume horaire, il serait celui qu’en 2025, pour 124 enfants ayant fréquenté la crèche, 48 711 heures ont été facturées.
Josiane POMES – LDM


















